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Convivialité, esprit d'entraide, et création d'un lien social entre tous les plaisanciers qui fréquentent le port de Vannes

jeudi 2 novembre 2017

Une très belle nav de nuit !


Habituellement notre sortie de nuit n'est pas très prisée par nos adhérents. Trop froid, trop agitée et la nuit est faite pour dormir...
Cette année c'est sans grande conviction que j'ai  proposé à nouveau cette sortie.

Gilles et Annick, on vient. Super 1 bateaux.
Gildas Gaby oui on vient. Magnifique , 3 bateaux.
Puis Jean Pierre, Jean Paul et Véro, Yann, Hervé , Etienne, Franck et moi même, c'est la bousculade au portillon pour s'inscrire. 9 bateaux 19 personnes, c'est très prometteur pour nos sorties 2018 !

La météo nous a offert ce qu'elle avait de meilleur à nous proposer. Vent d'Est entre 15 et 20 nœuds pour nous pousser vers notre destination : Port Haliguen.














Le coucher de soleil nous a accompagné jusqu'à la sortie du Golfe avec ses couleurs jaunes, roses, rouges orangées et mauves puis la lune a pris la relève en éclairant la mer avec sa torche blanche.
Entre 20h30 et 21h tous les bateaux étaient amarrés au ponton visiteurs.
Un apéritif nous a réuni sur la bateau "Manpanao", catamaran de 10m très convivial.

Le lendemain le vent était passé au Sud Est mais cela n'était pas suffisant pour rentrer sur un seul bord.
10h départ. Les bateaux les plus performants étant restés à quai ou étant partis vers d'autres destinations c'est sans mal que je pris la tête de la flottille avec mon Bavaria 31.
Derrière,  loin derrière ..😆 il y avait Oualaï et Manpanao. Je m'applique à tirer les meilleurs bords possibles pour mettre le maximum de distance entre moi et mes concurrents.

Je commence à virer les Méabans lorsque j'entends un appel à la VHF d'Oualaï :
Sirius, est-ce que tu connais le petit trou ?
??
C'est un raccourci entre Méabans et la côte. Effectivement , devant,  loin devant,  😭j'aperçois Oualaï bateau bleu avec sa bande blanche suivi de Manpanao. Je pense que ces deux bateaux ont dû bien rigoler à mes dépends.
Je leur pardonne c'est de bonne guerre.
Nous nous sommes retrouvés au ponton de l'île aux Moines pour un rapide apéritif dînatoire avant de rentrer à Vannes.

L'année prochaine nous tâcherons de proposer de belles sorties, sortie d'hiver, BBQ, sorties pêche, sorties longues, sorties courtes, sorties rivières... Etc

Miguel
responsable de la commission sorties


lundi 23 octobre 2017

Le Télégramme : Association des plaisanciers du port. Trente ans bienfêtés !


L'Association des plaisanciers du port de Vannes proposait des animations, samedi au port, pour fêter ses 30 ans. L'occasion de faire le point sur l'histoire et l'actualité de l'APPV. Et d'évoquer les travaux à venir pour le port. 





C'est en 1987, quand ouvre le pont de Kérino, qu'est créée l'Association des plaisanciers du port de Vannes. 
Deux fondateurs en sont à l'origine : Jacques Provost et Francis Porchy. 
Trois objectifs sont poursuivis depuis l'origine : défendre les intérêts des usagers du port, proposer des services aux plaisanciers et vivre ensemble la passion de la mer en organisant des sorties. 
Quatre présidents se sont succédé en trente ans : Didier Métayer, Michel Petit, Alain Guillard et Christophe Roumagnac. 
Samedi, entre deux animations (concerts, visite de vieux gréements) et entre deux averses, l'actuel président a rappelé, dans son discours, les grandes dates qui ont jalonné ces trente années. 
Il y a eu l'ouverture du club-house, il y a une quinzaine d'années, dans le local de la capitainerie, d'abord rive droite du port, puis son transfert de l'autre côté. Ou encore le renforcement de la sécurité du port, en 2011, avec l'installation de portes avec digicode pour accéder aux pontons. 

Christophe Roumagnac a insisté sur « la qualité des échanges avec la municipalité : on n'est pas toujours d'accord, mais on a toujours pu dialoguer ». Sur certains points, comme la mise en place d'une taxe d'échouage au niveau de la cale de Kerino, l'APPV a obtenu gain de cause : les élus y ont renoncé l'an dernier. Sur d'autres, en revanche, elle n'est pas parvenue à ses fins, comme pour la construction d'un skate-park sur la rive droite du port, qui est toujours à l'ordre du jour. Pour autant, le président réfute le terme de « force de combat ».


Près de 200 adhérents


L'APPV a changé ses statuts l'an dernier pour s'ouvrir sur l'extérieur : « Auparavant, il fallait dix ans de présence au port et une place à l'année pour être membre. Dorénavant, un plaisancier qui a son bateau dans un autre port du golfe, mais qui vient passer l'hiver à Vannes, peut adhérer ». 
Aujourd'hui, l'APPV compte près de 200 adhérents et représente près de 100 bateaux, soit presque la moitié de la capacité du port de Vannes, qui en accueille environ 220. « La capacité pourrait être poussée à 260 ou 280 », estime Christophe Roumagnac. Car le port de Vannes, ce « joyau » comme l'a qualifié le maire David Robo dans son allocution, est très prisé : près de 300 bateaux sont sur liste d'attente et les délais pour y parvenir vont de 5 à 8 ans suivant la taille de l'embarcation.

Un désenvasement attendu


La gestion du port a été confiée à la Compagnie des ports du Morbihan depuis le 1er juillet. Et de gros travaux sont en vue... Ça va commencer par le désenvasement du port de commerce en 2018, suivi par celui du port de plaisance en 2019-2020, avec aussi le remplacement et le réaménagement des pontons, ainsi que la réfection des réseaux d'eau et d'électricité. Autant de sujets sur lesquels le fringant trentenaire qu'est l'APPV aura son mot à dire !

Contact
Blog : appvannes.blogspot.fr Tél. 06.71.18.71.70 ; appv56@orange.fr
© Le Télégramme

dimanche 8 octobre 2017

Sortie de nuit du 31 au 1er Novembre 2017

L’APPV vous propose de terminer nos sorties 2017 par une navigation de nuit.
Nous irons à Port Haliguen.



DEPART Mardi 31 octobre à 16h30.

La sortie du Golfe et l’arrivée à Port Haliguen se fera de nuit. L’arrivée est prévue autour de
21h30 ce qui permettra de ne pas trop perturber les « couche-tôt »

RETOUR Mercredi 1 novembre entre 14h30 et 16h30

Pour vous inscrire, un simple mail ou SMS à :
Miguel LEGER
06 52 44 65 38
miguel.leger@sfr.fr

jeudi 28 septembre 2017

Un magnifique BBQ !




C'est sous un soleil majestueux que nous avons choisi d'aborder la fantastique île BERDER pour notre barbecue d'automne.













Lorsque les équipages d'une dizaine de bateaux se sont amarrés sur les corps-morts face à la plage, les parasols, les tables et l'ensemble des victuailles étaient déjà prêts et invitaient à la fête !

Une belle occasion de se retrouver entre amis pour se raconter nos dernières navigations.


notre nouveau cuistot : Monsieur Levassor
Tout le matériel a été descendu
en annexe
plateaux de fruits de mer
à volonté







Petite nouveauté cette année, le bateau "Tamatéa" est venu nous rejoindre. 
Après le repas, son skipper nous a invité à son bord et nous a proposé une belle ballade jusqu'à Port Navalo.
Nous avons découvert ce superbe bateau, coque en bois, construit dans les années 30, qui a beaucoup de charme


Le skipper passe sa tête par le toit ouvrant
et... conduit avec les pieds !
Le superbe Tamatéa




Maryvonne : "je suis la reine du monde !!!"









Le soleil, la chaleur, le paysage et les copains : la journée a passé très vite. 
Le soleil était déjà couché et la nuit avancée, lorsque les équipage ont regagné leurs bords pour passer une douce nuit au mouillage.

Vivement l'année prochaine pour recommencer !

jeudi 14 septembre 2017

Port de Vannes : Nouveau curage en 2018 (article du Télégramme)

Le Télégramme du 13 septembre 2013

Port de Vannes. Un bouchon de vase à faire sauter
Le port de Vannes a enregistré 2.100 nuitées au cours de l'été

1986, 2003 et bientôt 2018 ? En 14 ans, de l'eau a coulé sous les ponts et la vase s'est accumulée dans le port de Vannes. Annoncé comme la priorité des priorités par Jean-Paul Benon, nouveau directeur du port, le désenvasement pourrait débuter à l'automne 2018. Ce curage de la rivière entre dans un projet plus global de réaménagement du port, qui passera également par le remplacement intégral des appontements flottants.
1. Une priorité : le dragage du port. Il est loin le temps du dernier dragage du port. En quatorze ans, la vase s'est largement accumulée, à tel point qu'aujourd'hui, le tirant d'eau près de la place Gambetta n'excède pas un mètre. Classé d'ordre prioritaire, le nettoyage devrait avoir lieu dans le courant de l'année 2018. « D'ici la fin de l'année 2017, on espère avoir déjà bien avancé les préparatifs, notamment sur les lieux de dépôts, précise Jean-Paul Benon, directeur du port depuis le 1er juillet. Notre objectif, c'est de pouvoir commencer la première tranche à l'automne 2018. Et dans le meilleur des cas, avant même la saison estivale, ce serait le mieux. Mais il y a des démarches Aujourd'hui, l'envasement du port pose réellement problème dans l'exploitation quotidienne ».
Ce désenvasement se fera par étapes et par hydro-succion. Pour rappel, en 2003, lors du dernier dragage, plus de 90.000 m³ de boue avaient été enlevés. Les sédiments seront déposés sur la plateforme de Tohannic.


2. Repenser l'occupation du plan d'eau. Autre dossier chaud du port, les appontements flottants. « On a le sentiment que le bassin est un peu étroit par rapport à la demande, explique Jean-Paul Benon. On a la chance d'accueillir des belles unités, de douze mètres et plus. Il faut capitaliser là-dessus. L'ensemble des appontements flottants (pontons et catway) va être remplacé. Je ne pense pas qu'on le fera à l'identique, on veut optimiser l'occupation du plan d'eau. Le port, c'est un lieu de rêve, de voyage. On veut par exemple redonner un peu de couleurs, faire un peu plus de spectacles avec des bateaux importants, en amenant par exemple des grosses unités vers le bout du port. Cela est en lien avec le désenvasement ».
Le port peut actuellement accueillir jusqu'à 285 bateaux. Pour information, 226 contrats sont enregistrés pour le port de Vannes, répartis en 165 annuels et 61 mensuels. Dans le cadre de la réflexion sur l'aménagement du plan d'eau, la question du stationnement voitures aux abords du port est également abordée.

3. Plus de nuitées durant la saison estivale. « Pour le port, c'est une bonne saison, indique Jean-Paul Benon. Ce n'était pas forcément évident, notamment à cause de la météo maussade mais le port a bien tiré son épingle du jeu ». Grâce, principalement, à un très bon mois de juillet avec 1.100 nuitées (contre 850 en juillet 2016) et malgré un mois d'août un peu en dessous avec 1.000 nuitées (1.195 en août 2016). Une petite progression donc par rapport à l'année précédente avec 2.100 nuitées enregistrées.
Les navigateurs étrangers sont une nouvelle fois venus en nombre puisqu'ils ont représenté environ 25 % de la flotte du port. En majorité des Britanniques et des Néerlandais, mais aussi quelques Belges et Allemands. Sur les mois de juillet et août, 177 avis de croisières ont été déclarés par 84 bateaux différents totalisant 1.119 nuitées libérées. Sur ces 177 avis, 49 avaient une durée de sept jours et plus. En d'autres termes, près d'un tiers des avis de croisières correspond à des absences d'au moins une semaine.

4. Station de carburant supplémentaire : où l'installer ? Jean-Paul Benon l'avance d'emblée : « Ce n'est pas dans les priorités du moment ». Mais avoue qu'il y a bien « une demande pour une station de carburant supplémentaire dans le golfe ». Mais où l'installer ? « Vannes n'est pas forcément le lieu le plus adéquat, précise le directeur du port. Idéalement, ce sera plutôt à mi-parcours dans le cheminement du golfe. Mais l'installation d'un tel équipement pose plusieurs questions en terme d'écologie, d'espace, d'infrastructure à terre. Il faut un lieu où l'avitaillement terrestre est possible avec des voies de desserte et un emplacement pour une cuve ».

« Ça reste un émerveillement quotidien » Jean-Paul Benon
Son nom n'est pas étranger pour qui fréquente régulièrement les pontons des ports du golfe. Responsable du port du Crouesty pendant six ans (2001-2007), puis de celui d'Arzal-Camouël (2007-2015), Jean-Paul Benon, 53 ans, a déjà un certain bagage en la matière. Depuis le transfert de compétence de la Ville à la Compagnie des ports du Morbihan le 1er juillet dernier, il a en charge la direction du port de Vannes.
Parallèlement, Jean-Paul Benon occupe la même fonction à Saint-Goustan, à Auray, depuis le 1er juillet 2016. « Avant d'être un spécialiste de la mer, ce poste demande surtout d'être un bon gestionnaire, conçoit Jean-Paul Benon. Il faut être créatif, oser aller de l'avant, participer à l'attractivité du territoire ».
Des petites sorties en famille dans le golfe
Diplômé de l'enseignement supérieur, le nouveau directeur du port de Vannes a commencé sa carrière dans un cabinet d'expertise maritime du côté de Nantes. Une expérience qui lui a permis de mettre le pied à l'étrier d'un « parcours atypique », selon ses propres termes. « Je navigue certainement beaucoup moins que mes clients, sourit le nouveau gestionnaire. Ça m'arrive quand même de temps en temps de faire une petite sortie en famille dans le golfe ou en baie de Quiberon, à bord d'un petit bateau à moteur. « Même quand on travaille depuis plusieurs années, on ne se lasse pas de ce milieu. Pour moi, ça reste un émerveillement quotidien. Un port, c'est tout sauf un parking. Il y a de la vie, un contact direct avec les clients et les autres acteurs de la ville. En tant que directeur, les missions sont diverses et complètes, il faut faire face à l'imprévu, aux changements... »
La wi-fi sur l'ensemble des ports
Durant huit ans, entre 2007 et 2015, Jean-Paul Benon a également assuré des missions pour le développement numérique et la digitalisation de son entreprise. Principal dossier suivi : l'installation de la wi-fi sur l'ensemble des ports gérés par la Compagnie des ports du Morbihan. « Mon envie et celle de mon équipe, c'est que la population continue de s'approprier l'espace. C'est le port des Vannetais, pas celui de la Compagnie. Ici, les gens se promènent, d'autres courent... On veut contribuer à ce bien vivre à Vannes ».

De nouvelles offres

La Compagnie des ports du Morbihan, gestionnaire du port de Vannes, va diversifier l'offre contractuelle en 2018.
Contrat classique. Le contrat proposé jusqu'à maintenant par la Ville sera conservé (même tarif, même prestation).
Passeport Morbihan. D'autre part, la Compagnie des ports proposera à partir de janvier le passeport Morbihan. Ce contrat, au tarif plus élevé, offre plus de services et plus de prestations (avantages sur la manutention, possibilité de nuitées dans les autres ports gérés par la Compagnie...) 

mardi 5 septembre 2017

Surveillance des bateaux

Une surveillance des bateaux a été effectuée ce 5 septembre. 

Rien à signaler de particulier excepté quelques amarres  à retendre et pare-battages à remettre en place.

Dormez tranquille braves gens.

Cordialement,

L'APPV

vendredi 25 août 2017

1987 - 2017 : l'APPV fête ses 30 ans le samedi 21 octobre !



Programme de la manifestation

Samedi 21 octobre : rive droite du port

10h30 – 11h30 
  Ouverture de la journée par le bagad “Sonerien Lan-Bihoué”.
Visite du stand APPV où seront décrites les principales activités
de l’APPV.

11h30 – 12h30 
Intervention des officiels:
 Présidence de l’UNAN
 Mairie de Vannes
 Port de Vannes
 Présidence de l’APPV

12h30-14h00 
Apéritif “dejeunatoire” offert par l’APPV

14h00- 16h30 
 Intervention musicale : bagad “Sonerien Lan-Bihoué et
chants de marins «Sacrée Bordée ».
 Poursuite de la visite des stands
 Visite de navires : vieux gréements et bateaux de membres de l’APPV

lundi 21 août 2017

De Vannes à Vannes avec notre vedette HORIZON


Par une belle journée d’été, le soleil donnait de magnifiques reflets dorés et lumineux sur l’eau, les mouettes volaient au-dessus des bateaux dont les mâts tanguaient légèrement, nous sommes partis du port de Vannes, avec armes et bagages, petit sac pour William, trop gros pour moi (aux dires de celui-ci), pour une douzaine de jours, sur les cours d’eau du Morbihan.



Ce projet qui a germé dans l’esprit de William, a été longuement pensé, élaboré, préparé durant plusieurs mois et surtout réalisé.
Il consiste à faire une boucle, de Vannes à Vannes, en passant par la mer bien-sûr, la Vilaine,  l’Oust, l’Aff, le canal de Nantes à Brest (1) et enfin le Blavet.

C’est ainsi que nous sommes passés ou arrêtés dans plusieurs  communes : Arzal, Malestroit, Glénac, Josselin, Rohan, Pontivy, Hennebont, Lorient.
La navigation aurait été somme toute banale s’il n’y avait pas eu quelques difficultés de taille qui ont pimentées notre périple.
D’abord, la profondeur de l’eau. Notre tirant d’eau de 85 cm, peu important, certes, est un problème en soi dans la mesure où nous avons dû naviguer parfois dans 90 cm (voir 80) malgré la garantie de 1 m de profondeur. Mais ce n’était pas la pire des difficultés.


Ensuite, un problème non envisagé car non connu : une belle plante invasive – au doux nom d’Elodée – nous a causé une mauvaise surprise. En effet, cette plante introduite il y a une quinzaine d’années par les aquariophiles à leur insu (elle possède la vertu d’éviter la prolifération d’algues dans les aquariums), a envahi les cours d’eau, s’entourant sur l’hélice, empêchant ainsi le bateau de naviguer. Je vous laisse imaginer les dégâts possibles : le moteur chauffe et tutti quanti…  Le seul moyen de s’en sortir : marche avant marche arrière à plusieurs reprises pour se débarrasser de cette maudite intruse. 
Certains bateaux dénués de moteur assez puissant n’ont pas pu s'en sortir ; un plaisancier rencontré à Pontivy nous a raconté ses déboires. Il s’est trouvé obligé de faire appel à un tracteur pour le haler. Remarquez qu’il a demandé l’aide d’un tracteur et non à sa femme ! Oui, vous avez bien lu, à une femme ! Il fut un temps peu lointain (heureusement révolu) où c’était la femme du batelier qui pouvait haler le bateau (et on s’étonne que le MLF a été créé). 

L’Elodée est un véritable fléau et malgré le passage du faucardeur (2),  elle prolifère à une vitesse vertigineuse grâce à la lumière. Et cela coûte une fortune à la région.

Enfin, mais celle-ci était prévisible : le passage des écluses. En tout un peu plus de 100 sur l’ensemble du parcours.
Deux journées ont été particulièrement éprouvantes ; l’une où il a fallu passer une échelle de 26 écluses montantes très proches les unes des autres, l’autre une trentaine d’écluses descendantes (3). Nous avons été accompagnés ces 2 jours durant par 4 éclusiers fort sympathiques (avec deux voitures) qui nous ont nourris de figues, de champignons, de mûres et d’une bonne salade. Ils nous assuraient le passage de toutes ces écluses, se déplaçant en voiture sur le chemin de halage, ouvrant les vantaux et les portes avec un outil surprenant, la visseuse dé-visseuse,  nous préparant les bouts.

William à la barre, maîtrisant son bateau en bon capitaine vigilant et moi sur le pont du bateau avec un bout en main, prêt à être lancé à l’éclusier pour amarrer le bateau durant l’opération de remplissage (ou de vidage). J’avais l’impression d’être un cow-boy  avec un lasso en main, sur un beau cheval blanc, prête à affronter et dompter sa fougue (beaucoup d’imagination).

L’écluse ressemble à une grande baignoire que l’on remplit (ou que l’on vide) à gros bouillons et le bateau est bien secoué. Et tant pis pour les inconscients qui ne le tiennent pas.
Jusqu’à Josselin, les maisons des éclusiers sont bien entretenues, décorées, fleuries ainsi que les passerelles. Normal, il s’agit du parcours le plus touristique  (des bateaux de location majoritairement). Après cette commune, ce n’est plus la même musique : maisons fermées, murées, voir en ruine, absence de massifs de fleurs. Dommage !
Mais le paysage reste époustouflant, plus sauvage au fur et à mesure que l’on s’éloigne des lieux touristiques. Le cours d’eau est dans certains endroits encaissé comme un canyon dans un décor canadien. Le silence règne (hormis le bruit du moteur), la nature bien verte et dense semble sauvage ; le passage de cyclistes solitaires, en groupe ou en famille et de quelques randonneurs rompt cette – presque – monotonie. Pas de mots, de simples saluts respectueux réciproques entre des personnes qui, à priori, ont le même état d’esprit : se ressourcer en des lieux paisibles. 

Parfois quelques spectateurs curieux devant les écluses avec qui nous échangeons quelques mots amicaux, répondant à leurs questions. Le bateau file à petite vitesse (8 nœuds maxi) nous laissant le temps d’admirer le paysage, de prendre quelques photos. Nous sommes bien seuls (sur l’eau) depuis Josselin, aucun plaisancier en action croisé dans un sens ou dans un autre depuis cette ville et ceci jusqu’à Hennebont.

Ah !  Hennebont ! Ville qui nous laissera un souvenir mémorable.
Le passage de la dernière écluse, la numéro 28, juste avant Hennebont, était possible uniquement à mi-marée. Ce que nous avons fait. Mais après cette difficulté, une autre se présentait : Hennebont et ses 2 ponts, proches l’un de l’autre qui ne peuvent être franchis qu’à mi-marée également en raison de la hauteur de ces ponts et de la profondeur d’eau. 
Premier pont, le bateau passe de justesse mais il passe. Confiants, nous nous dirigeons vers le second ; trop confiants sans doute, car là, impossible de le franchir. Il faut trouver une solution rapidement. Repasser le premier pont en sens inverse, c’est trop tard, la marée étant désormais trop avancée. Faire des ronds dans l’eau a ses limites.  Nous nous amarrons donc au quai. De charmants promeneurs nous préviennent cependant que nous risquons d’échouer dans la vase à marée basse. Nous devons donc choisir le bon moment pour passer ce maudit pont ; il faut de l’eau mais pas trop. Après quelques heures d’attente – nous en avons profité pour nous promener sur les remparts de la ville – nous décidons de nous présenter devant le pont estimant que la mer avait suffisamment baissé. C’est qu’il faut arriver au pont pour juger si le passage est possible ou non. Youpi, c’est le cas ! Mais William s’y prendra à 3 fois pour passer cet obstacle en raison de la structure de l’arcade, construite en biais. Ouf, nous avons eu notre moment de stress. Nous n’avions pas envie  de nous échouer dans la vase, vraiment pas et pour cause !

Il faut dire que si nos vacances se sont globalement bien déroulées,  riches de rencontres, de découvertes et d’enseignement,  elles ont bien failli mal commencer, voir ne pas commencer du tout. 
Tout heureux de partir et de réaliser ce projet, nous voilà en grande discussion sur le bateau, moi et William, négligeant de regarder notre chère tablette alors que nous nous engagions sur la Vilaine. Voir des oiseaux marcher sur l’eau – ce n’est pas très commun – ont attiré mon attention. Trop tard ! Et mon cri implorant William de faire marche arrière n’a pas suffi. Il fallait se rendre à l’évidence ; nous avions lamentablement échoué.  Hélas, William n’a pas su résister comme Ulysse au chant maléfique des sirènes !

Après un moment d’hésitation et de réflexion, jugeant que le bateau restait stable, nous avons jugé bon de contacter le CROSS d’ETEL qui n’était pas très étonné de notre mésaventure (à priori cela arrivait assez fréquemment dans ce passage pas très bien signalé) et d’ailleurs,  nous nous sommes sentis moins stupides quand un voilier a connu la même mésaventure quelques heures plus tard  (Petite jubilation d’écolier !). 
Nous avons sagement attendu que la marée monte, suffisamment pour que le bateau se dégage de cette boue noire et odorante sous l’œil attentif des marins de la SNSM
Enfin tout est bien qui finit bien (4)

Ce projet nous a permis de redécouvrir un département (5) et malgré du stress parfois, aucun regret, bien au contraire. Nous avons rencontré des personnes sympathiques (sauf des anglais à Josselin qui n’ont rien compris au code maritime), des amoureux de la nature, désireux de se dépayser.
Ce récit – incomplet- vous donnera peut-être l’envie d’en faire autant !



 Muriel & William à bord d'Horizon


Quelques informations complémentaires :

(1) : En réalité la navigation est interrompue à partir de Pontivy, depuis la construction du barrage hydro-électrique de Guerlédan dans les années 1930.
Il est à noter que la navigation fluviale est gratuite en Bretagne contrairement au reste de la France.

(2) : Un bateau faucardeur ou encore faucardeuse (et pour d'autres la moissonneuse) parcourt le canal pour en limiter le développement mais elles sont bien présentes et reviennent dans le même état 15 jours après! Faucarder vient de la faucard, petite faux qu'utilisaient les meuniers de l'époque ancienne qui nettoyaient les herbes de la rivière. 

(3) : Une échelle d’écluses se traduit par des biefs très courts d’environ 100 mètres.
Les écluses vont dans le sens montant jusqu’au bief de partage d’Hilvern (entre Rohan et Pontivy) puis dans le sens avalant jusqu’à Hennebont.

(4) : Notre crainte était forte d'avoir endommagé l'arbre de transmission et son hélice. En effet notre vedette n'est pas faite pour échouer à même le sol, sans être munie de ses béquilles. Une inspection reste à faire lors d’un échouage (volontaire).

(5) : Exemples - visite du musée de batelerie à REDON – exposition photos de la Gacilly – le festival interceltique de Lorient.



mardi 15 août 2017

Port de Vannes : des bateaux échoués au bassin à flot

Le 15 août des plaisanciers ont certainement eu une belle surprise !
Vers 18 h 30, environ 1 h avant la marée basse, au moins deux voiliers amarés rive gauche au bassin à flot du port de Vannes ont fortement échoué. 
Selon nos dernières informations, "Le Ruys", bateau de 26 mètres de long avec une coque en bois est également échoué et pose totalement sur le fond. 

L'écluse a t elle un dysfonctionnement ou est elle restée ouverte ?


lundi 7 août 2017

Fête de la mer à Sauzon

4 bateaux de l'APPV assistaient à la superbe fête de la mer à Sauzon! 

Le feu d'artifices ainsi que les excellents chanteurs furent très appréciés.

mercredi 2 août 2017

Sortie du 12 au 15 août


SORTIE PANIER DU 12 AU 15 AOUT 2017

 

Pour les pauvres malheureux qui sont restés sur le quai pendant que d’autres « galopent » sur les déferlantes de la Manche ou du Golfe de Gascogne, l’APPV leur propose une sortie « panier » du 12 au 15 aout 2017.

Voici le programme des réjouissances :

 

Samedi 12 aout.

- Départ de Vannes vers 10H à destination d’Illur. Mouillage devant la grande plage et tout le monde descendra avec son pique nique que l’on partagera ensuite. L’APPV fournira les boissons. Nous passerons la nuit dans le Golfe, soit sur place soit dans un endroit plus abrité si nécessaire.

 

Dimanche 13 aout.

-Départ pour la rivière de Pénerf vers 12h30 pour une arrivée prévue après 17h avec la marée montante.

 

Lundi 14 aout.

-Départ de Pénerf à 14h00 avec la marée descendante pour un retour dans le Golfe en début de soirée. Nuit bien à l’abri d’une petite ile.

 

Mardi 15 aout.

Retour à Vannes (ouverture du port entre 10h30 et 15h00)

 

Je rappelle que, en fonction des conditions météo, le programme peut-être changé après consultation des participants à cette sortie.

Je rappelle également que chacun est libre et ne peut  faire qu’une partie de la sortie en nous rejoignant ou en  nous quittant  en cours de route. 

 

 

 

Pour vous inscrire un simple MAIL ou SMS à 

Miguel LEGER

Tel 06 52 44 65 38  

Mail : miguel.leger@sfr.fr

 

mardi 1 août 2017

Effraction au Port de Vannes !

Lundi 31 juillet vers 22h45, 4 adhérents de l'APPV ont été témoins d'une effraction :
Un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années se trouvait sur le ponton en face l'ancienne capitainerie. 
D'un seul coup, il a escaladé en moins de 5 secondes le portail d'accès !
Sa technique : se servir du dessus du digicode comme d'un marchepieds, sauter pour se retrouver au dessus du grillage, puis sauter de l'autre côté. 
Vu sa dextérité à réaliser cette effraction, il est évident que ce jeune a l'habitude de réaliser régulièrement sa forfaiture. 

Il serait judicieux de modifier le dessus du digicode (ou l'ensemble du portail) pour éviter à l'avenir les effractions.