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Convivialité, esprit d'entraide, et création d'un lien social entre tous les plaisanciers qui fréquentent le port de Vannes

lundi 21 août 2017

De Vannes à Vannes avec notre vedette HORIZON


Par une belle journée d’été, le soleil donnait de magnifiques reflets dorés et lumineux sur l’eau, les mouettes volaient au-dessus des bateaux dont les mâts tanguaient légèrement, nous sommes partis du port de Vannes, avec armes et bagages, petit sac pour William, trop gros pour moi (aux dires de celui-ci), pour une douzaine de jours, sur les cours d’eau du Morbihan.



Ce projet qui a germé dans l’esprit de William, a été longuement pensé, élaboré, préparé durant plusieurs mois et surtout réalisé.
Il consiste à faire une boucle, de Vannes à Vannes, en passant par la mer bien-sûr, la Vilaine,  l’Oust, l’Aff, le canal de Nantes à Brest (1) et enfin le Blavet.

C’est ainsi que nous sommes passés ou arrêtés dans plusieurs  communes : Arzal, Malestroit, Glénac, Josselin, Rohan, Pontivy, Hennebont, Lorient.
La navigation aurait été somme toute banale s’il n’y avait pas eu quelques difficultés de taille qui ont pimentées notre périple.
D’abord, la profondeur de l’eau. Notre tirant d’eau de 85 cm, peu important, certes, est un problème en soi dans la mesure où nous avons dû naviguer parfois dans 90 cm (voir 80) malgré la garantie de 1 m de profondeur. Mais ce n’était pas la pire des difficultés.


Ensuite, un problème non envisagé car non connu : une belle plante invasive – au doux nom d’Elodée – nous a causé une mauvaise surprise. En effet, cette plante introduite il y a une quinzaine d’années par les aquariophiles à leur insu (elle possède la vertu d’éviter la prolifération d’algues dans les aquariums), a envahi les cours d’eau, s’entourant sur l’hélice, empêchant ainsi le bateau de naviguer. Je vous laisse imaginer les dégâts possibles : le moteur chauffe et tutti quanti…  Le seul moyen de s’en sortir : marche avant marche arrière à plusieurs reprises pour se débarrasser de cette maudite intruse. 
Certains bateaux dénués de moteur assez puissant n’ont pas pu s'en sortir ; un plaisancier rencontré à Pontivy nous a raconté ses déboires. Il s’est trouvé obligé de faire appel à un tracteur pour le haler. Remarquez qu’il a demandé l’aide d’un tracteur et non à sa femme ! Oui, vous avez bien lu, à une femme ! Il fut un temps peu lointain (heureusement révolu) où c’était la femme du batelier qui pouvait haler le bateau (et on s’étonne que le MLF a été créé). 

L’Elodée est un véritable fléau et malgré le passage du faucardeur (2),  elle prolifère à une vitesse vertigineuse grâce à la lumière. Et cela coûte une fortune à la région.

Enfin, mais celle-ci était prévisible : le passage des écluses. En tout un peu plus de 100 sur l’ensemble du parcours.
Deux journées ont été particulièrement éprouvantes ; l’une où il a fallu passer une échelle de 26 écluses montantes très proches les unes des autres, l’autre une trentaine d’écluses descendantes (3). Nous avons été accompagnés ces 2 jours durant par 4 éclusiers fort sympathiques (avec deux voitures) qui nous ont nourris de figues, de champignons, de mûres et d’une bonne salade. Ils nous assuraient le passage de toutes ces écluses, se déplaçant en voiture sur le chemin de halage, ouvrant les vantaux et les portes avec un outil surprenant, la visseuse dé-visseuse,  nous préparant les bouts.

William à la barre, maîtrisant son bateau en bon capitaine vigilant et moi sur le pont du bateau avec un bout en main, prêt à être lancé à l’éclusier pour amarrer le bateau durant l’opération de remplissage (ou de vidage). J’avais l’impression d’être un cow-boy  avec un lasso en main, sur un beau cheval blanc, prête à affronter et dompter sa fougue (beaucoup d’imagination).

L’écluse ressemble à une grande baignoire que l’on remplit (ou que l’on vide) à gros bouillons et le bateau est bien secoué. Et tant pis pour les inconscients qui ne le tiennent pas.
Jusqu’à Josselin, les maisons des éclusiers sont bien entretenues, décorées, fleuries ainsi que les passerelles. Normal, il s’agit du parcours le plus touristique  (des bateaux de location majoritairement). Après cette commune, ce n’est plus la même musique : maisons fermées, murées, voir en ruine, absence de massifs de fleurs. Dommage !
Mais le paysage reste époustouflant, plus sauvage au fur et à mesure que l’on s’éloigne des lieux touristiques. Le cours d’eau est dans certains endroits encaissé comme un canyon dans un décor canadien. Le silence règne (hormis le bruit du moteur), la nature bien verte et dense semble sauvage ; le passage de cyclistes solitaires, en groupe ou en famille et de quelques randonneurs rompt cette – presque – monotonie. Pas de mots, de simples saluts respectueux réciproques entre des personnes qui, à priori, ont le même état d’esprit : se ressourcer en des lieux paisibles. 

Parfois quelques spectateurs curieux devant les écluses avec qui nous échangeons quelques mots amicaux, répondant à leurs questions. Le bateau file à petite vitesse (8 nœuds maxi) nous laissant le temps d’admirer le paysage, de prendre quelques photos. Nous sommes bien seuls (sur l’eau) depuis Josselin, aucun plaisancier en action croisé dans un sens ou dans un autre depuis cette ville et ceci jusqu’à Hennebont.

Ah !  Hennebont ! Ville qui nous laissera un souvenir mémorable.
Le passage de la dernière écluse, la numéro 28, juste avant Hennebont, était possible uniquement à mi-marée. Ce que nous avons fait. Mais après cette difficulté, une autre se présentait : Hennebont et ses 2 ponts, proches l’un de l’autre qui ne peuvent être franchis qu’à mi-marée également en raison de la hauteur de ces ponts et de la profondeur d’eau. 
Premier pont, le bateau passe de justesse mais il passe. Confiants, nous nous dirigeons vers le second ; trop confiants sans doute, car là, impossible de le franchir. Il faut trouver une solution rapidement. Repasser le premier pont en sens inverse, c’est trop tard, la marée étant désormais trop avancée. Faire des ronds dans l’eau a ses limites.  Nous nous amarrons donc au quai. De charmants promeneurs nous préviennent cependant que nous risquons d’échouer dans la vase à marée basse. Nous devons donc choisir le bon moment pour passer ce maudit pont ; il faut de l’eau mais pas trop. Après quelques heures d’attente – nous en avons profité pour nous promener sur les remparts de la ville – nous décidons de nous présenter devant le pont estimant que la mer avait suffisamment baissé. C’est qu’il faut arriver au pont pour juger si le passage est possible ou non. Youpi, c’est le cas ! Mais William s’y prendra à 3 fois pour passer cet obstacle en raison de la structure de l’arcade, construite en biais. Ouf, nous avons eu notre moment de stress. Nous n’avions pas envie  de nous échouer dans la vase, vraiment pas et pour cause !

Il faut dire que si nos vacances se sont globalement bien déroulées,  riches de rencontres, de découvertes et d’enseignement,  elles ont bien failli mal commencer, voir ne pas commencer du tout. 
Tout heureux de partir et de réaliser ce projet, nous voilà en grande discussion sur le bateau, moi et William, négligeant de regarder notre chère tablette alors que nous nous engagions sur la Vilaine. Voir des oiseaux marcher sur l’eau – ce n’est pas très commun – ont attiré mon attention. Trop tard ! Et mon cri implorant William de faire marche arrière n’a pas suffi. Il fallait se rendre à l’évidence ; nous avions lamentablement échoué.  Hélas, William n’a pas su résister comme Ulysse au chant maléfique des sirènes !

Après un moment d’hésitation et de réflexion, jugeant que le bateau restait stable, nous avons jugé bon de contacter le CROSS d’ETEL qui n’était pas très étonné de notre mésaventure (à priori cela arrivait assez fréquemment dans ce passage pas très bien signalé) et d’ailleurs,  nous nous sommes sentis moins stupides quand un voilier a connu la même mésaventure quelques heures plus tard  (Petite jubilation d’écolier !). 
Nous avons sagement attendu que la marée monte, suffisamment pour que le bateau se dégage de cette boue noire et odorante sous l’œil attentif des marins de la SNSM
Enfin tout est bien qui finit bien (4)

Ce projet nous a permis de redécouvrir un département (5) et malgré du stress parfois, aucun regret, bien au contraire. Nous avons rencontré des personnes sympathiques (sauf des anglais à Josselin qui n’ont rien compris au code maritime), des amoureux de la nature, désireux de se dépayser.
Ce récit – incomplet- vous donnera peut-être l’envie d’en faire autant !



 Muriel & William à bord d'Horizon


Quelques informations complémentaires :

(1) : En réalité la navigation est interrompue à partir de Pontivy, depuis la construction du barrage hydro-électrique de Guerlédan dans les années 1930.
Il est à noter que la navigation fluviale est gratuite en Bretagne contrairement au reste de la France.

(2) : Un bateau faucardeur ou encore faucardeuse (et pour d'autres la moissonneuse) parcourt le canal pour en limiter le développement mais elles sont bien présentes et reviennent dans le même état 15 jours après! Faucarder vient de la faucard, petite faux qu'utilisaient les meuniers de l'époque ancienne qui nettoyaient les herbes de la rivière. 

(3) : Une échelle d’écluses se traduit par des biefs très courts d’environ 100 mètres.
Les écluses vont dans le sens montant jusqu’au bief de partage d’Hilvern (entre Rohan et Pontivy) puis dans le sens avalant jusqu’à Hennebont.

(4) : Notre crainte était forte d'avoir endommagé l'arbre de transmission et son hélice. En effet notre vedette n'est pas faite pour échouer à même le sol, sans être munie de ses béquilles. Une inspection reste à faire lors d’un échouage (volontaire).

(5) : Exemples - visite du musée de batelerie à REDON – exposition photos de la Gacilly – le festival interceltique de Lorient.



mardi 15 août 2017

Port de Vannes : des bateaux échoués au bassin à flot

Le 15 août des plaisanciers ont certainement eu une belle surprise !
Vers 18 h 30, environ 1 h avant la marée basse, au moins deux voiliers amarés rive gauche au bassin à flot du port de Vannes ont fortement échoué. 
Selon nos dernières informations, "Le Ruys", bateau de 26 mètres de long avec une coque en bois est également échoué et pose totalement sur le fond. 

L'écluse a t elle un dysfonctionnement ou est elle restée ouverte ?


lundi 7 août 2017

Fête de la mer à Sauzon

4 bateaux de l'APPV assistaient à la superbe fête de la mer à Sauzon! 

Le feu d'artifices ainsi que les excellents chanteurs furent très appréciés.

mercredi 2 août 2017

Sortie du 12 au 15 août


SORTIE PANIER DU 12 AU 15 AOUT 2017

 

Pour les pauvres malheureux qui sont restés sur le quai pendant que d’autres « galopent » sur les déferlantes de la Manche ou du Golfe de Gascogne, l’APPV leur propose une sortie « panier » du 12 au 15 aout 2017.

Voici le programme des réjouissances :

 

Samedi 12 aout.

- Départ de Vannes vers 10H à destination d’Illur. Mouillage devant la grande plage et tout le monde descendra avec son pique nique que l’on partagera ensuite. L’APPV fournira les boissons. Nous passerons la nuit dans le Golfe, soit sur place soit dans un endroit plus abrité si nécessaire.

 

Dimanche 13 aout.

-Départ pour la rivière de Pénerf vers 12h30 pour une arrivée prévue après 17h avec la marée montante.

 

Lundi 14 aout.

-Départ de Pénerf à 14h00 avec la marée descendante pour un retour dans le Golfe en début de soirée. Nuit bien à l’abri d’une petite ile.

 

Mardi 15 aout.

Retour à Vannes (ouverture du port entre 10h30 et 15h00)

 

Je rappelle que, en fonction des conditions météo, le programme peut-être changé après consultation des participants à cette sortie.

Je rappelle également que chacun est libre et ne peut  faire qu’une partie de la sortie en nous rejoignant ou en  nous quittant  en cours de route. 

 

 

 

Pour vous inscrire un simple MAIL ou SMS à 

Miguel LEGER

Tel 06 52 44 65 38  

Mail : miguel.leger@sfr.fr

 

mardi 1 août 2017

Effraction au Port de Vannes !

Lundi 31 juillet vers 22h45, 4 adhérents de l'APPV ont été témoins d'une effraction :
Un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années se trouvait sur le ponton en face l'ancienne capitainerie. 
D'un seul coup, il a escaladé en moins de 5 secondes le portail d'accès !
Sa technique : se servir du dessus du digicode comme d'un marchepieds, sauter pour se retrouver au dessus du grillage, puis sauter de l'autre côté. 
Vu sa dextérité à réaliser cette effraction, il est évident que ce jeune a l'habitude de réaliser régulièrement sa forfaiture. 

Il serait judicieux de modifier le dessus du digicode (ou l'ensemble du portail) pour éviter à l'avenir les effractions.


samedi 22 juillet 2017

Croisement Appéviste au Crouesty

Le vent souffle fort depuis une semaine en baie de Quiberon. Certains rentrent de très loin, d'autres essaient de partir, mais tous se mettent à l'abri au Crouesty !
L'occasion de se retrouver dans une belle ambiance conviviale pour un apéro APPV !

samedi 15 juillet 2017

2017 : un record de "Fico"

Est-ce la chaleur ou le fait que le port de Vannes n'a pas été dragué depuis très longtemps ?
En tous cas cette année restera comme une année record au niveau des ficopomatus. 
Après seulement 3 semaines au port de Vannes, SEULEMENT 21 JOURS, Label Vie s'est retrouvé pratiquement bloqué par plus de 2cm d'épaisseur de Ficopomatus sur son hélice !
La cale de Kérino étant inexploitable du fait de son seuil en rochers pointus, la seule solution à été de plonger pendant 20 minutes pour gratter au mieux ces coquillages nuisibles. 


Merci à Christophe, notre "Président-Plongeur"

vendredi 14 juillet 2017

Oualaï : La marche vers l'Ouest continue... et fin !

Le parcours de Oualaï

Le séjour à  Lezardrieu fût marqué par une super grasse matinée et le nettoyage des fonds de Oualai.  
C'est fou ce qu'on peut accumuler comme "cochonneries " en 1 mois de navigation. Il faut dire qu'on a été chahuté 3 ou 4 fois de belle manière et que quelques "apendimentas" ont eu souvent tendance à  se balader. 


Mercredi 12, en route pour Trebeurden. La sortie du chenal de la Moisie est assez dure!! Nous avons été  à  2 doigts de rejoindre Roscoff d'une seule traite,  mais le vent nous a lâché et nous n'aurions pas pu bénéficier du courant.  
Escale rapide à Trebeurden et direction  Roscoff pour le 14 juillet où nous retrouvons  La Mutine. Roscoff est bien connu mais il faut mentionner  le magnique jardin exotique qui domine  le port . A ne pas manquer.

Bon, nous arrivons maintenant à la fin de ce petit journal sans prétention, sauf événement notable ou jolie photo dignes d'être  relatés,  que nous tenons depuis1mois. Je ne vais pas vous décrire à  nouveau des escales déjà connues.

En relisant l'ensemble, je découvre avec horreur un grand nombre de fautes et d'inéxactitudes! Je m'en excuse mais bon,  il paraît que le poésie n'est pas régit par des règles "orthographiques" rigides. Et comme  Oualai est un bateau poétique, ce qui en soit est absurde...mais poétique, vous voudrez bien nous en excuser.

Demain 15 juillet Nina, notre "moussaillone" nous quitte. Elle  va nous manquer. Rendez vous donc à  Vannes à la fin du mois. D'ici là,  bonnes navigation à  tous les membres de l'APPV et aux bateaux amis. 

Oualai, le bateau...poétique ! 

mardi 11 juillet 2017

La route vers l'Ouest

On peut dire maintenant que l'été nous a rejoint. Peu de vent mais du soleil et des baignades. 
Belle journée à St Peter,  visite de l'excellent musée qui permet de mieux comprendre ce monde insulaire et tour de l'île en bus avec arrêts à  volonté.  Achat de pulls au "Tricoteur" et marche. 
Le soir, bon dîner au pub où nous commençons à  avoir nos habitudes. 
Tout va bien, sauf que je m'aperçois que je suis passé tout doucement de la modeste demi-pinte de bière à  la pinte !!!! Attention, Gilles......



Le lendemain, sortie tôt pour s'amarrer aux   pontons extérieurs et attendre le courant pour Jersey. 
Et là, nous rencontrons... La Mutine ! Nous  avions  déjà eu, à Cherbourg, le plaisir de croiser Avel Mad  à Yann Lebihan et Tamatea à Étienne Dupont, de retour de Fareham. Nous n'avons malheureusement pas eu le temps de même boire un coup. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci puisque Gaby et Gildas se dirigent comme nous  vers St Hellier.
Traversée calme, 1 tiers à  la voile et 2 tiers moteur.  A l'arrivée,  dans la belle et très grande marina, devinez qui attrape nos amarres?....Robert Marquet, ancien de l'APPV, pilier de l'AMCRE et grand navigateur !
Nous nous retrouvons avec plaisir. Robert est équipier sur le bel Opportune. Suivent balades à  St Hellier, baignades et visites. Points d'orgue de nos activités, l'excellente soirée  APPV du vendredi  sur La Mutine et la  visite du magnifique château de Mont-Orgueil du côté Est de l'île. A ne pas manquer. 

La différence entre Jersey et Guernesey est  étonnante.
 Autant la première est moderne, cool et "agitée ", autant la seconde semble plus rustique, provinciale et un peu rigide. Mais les 2 ont leurs charmes et nous préférons finalement...Aurigny !
Mais le temps passe et va falloir mettre de l'ouest dans notre cap.   
Ce beau dimanche 9 juillet,  nous appareillons donc pour le continent : 3 heures de pétole puis un très bon vent et nous voilà à  4/5 kn au bon près pendant 5 heures.  Cela fait du bien de naviguer à  la voile. Une bonne nuit de repos à St Quai-Portrieux et on repart vers Lézardrieux par toujours un bon vent. Nous sommes amarrés à 13 h. La remontée de la rivière est toujours aussi belle.
Demain 11 juillet, l'équipage sera au repos. D'autant qu'un petit coup de vent est annoncé. En ce début de retour, nous sommes en pleine forme et le bateau aussi. 

A bientôt les amis, aux environs de l'Aber Wrac'h sans doute.
Oualai, voilier poétique. 

Le sud du Crouesty interdit à toute navigation le 16 juillet 2017

En raison du Tour de France à la voile, une zone située au sud du Crouesty est interdite à la navigation, au mouillage, à la pêche et à la plongée sous-marine le 16 juillet 2017.


dimanche 9 juillet 2017

Oualaï est arrivé à Aurigny !


A Cherbourg, le port de Chantereyne est très moderne et relativement bon marché  au regard des prestations proposées. Nous connaissons bien cette ville qui "sent" le grand large, les  transatlantiques de la ligne de New York , la  brume, la Marine,  et bien sûr. ...les parapluies! 
Charme désuet  d'une ville du bout du monde dans ce Cotentin magnifique mais rude et pluvieux.
Les soirs d'hiver, dans les cafés autour de l'hôtel de ville, on peut imaginer les "ombres" de Prevert, de Jacques Demy et des milliers de matelots du temps où la ville était un grand port de guerre.  
Bon, ceci dit, le climat y est vraiment peu agréable surtout en ce début d'été. 
Nous embarquons Nina, notre 3è petite fille pour faire les Anglos-Normandes. Nina, 15 ans, est un marin déjà aguerri  et tiendra sa place à bord. Nous allons commencer par Aurigny avant de rejoindre Guernesey. 
Petit coefficient,  vent modéré,  le Raz et le Singe  devraient être cléments...



Appareillage tôt le lundi 3 juillet pour Alderney. Courant favorable  mais vent debout de 10 kn prévu. Au bout de 2 heures, le 10 kn est plutôt  un bon 20 kn ! Bon,on tire un grand bord au large pour contourner le Raz dans une mer hachée et très creuse. 
Ça mouille dur, il pleut, ça tape, Oualai renâcle un peu mais ça passe. Il est difficile à  mener au près dans ces conditions. 

A 13h, nous prenons un coffre à Alderney, à  l'abri de la grande jeté. Nina semble un peu impressionnée.  
Vers 16h, grand soleil et nous partons marcher dans le cadre enchanteur de l'île. On a en outre l'impression, dans le village, qu'on va croiser Barnaby et le sergent Jones  à chaque coin de rue!  

Cela fait longtemps que je voulais m'y arrêté, c'est fait. Nous en sommes ravis. 
Nuit un peu"rouleuse" mais bonne.

Et nous voilà repartis mardi vers Guernesey par le passage du Singe, totalement calme par cette pétole presque parfaite. Belle vue sur les récifs au sud ouest de l'île. Puis ronron du moteur. Nous entendons à la VHF quelques bateaux connus, nous pêchons 3 maquereaux  et arrivons au ponton d'attente de St Peter  vers midi.  
Demain, tour de l'île puis Jersey et ses merveilles !
A bientôt les amis

PS : depuis 2 jours, il fait beau !

Oualaï, bateau... poétique !

La ville de Vannes confie la gestion de son port à la CPM

Ouest France

Le Télégramme

vendredi 30 juin 2017

Oualaï est à Cherbourg !

Si la journée du 23 juin fut volontairement choisie pour visiter Rocoff, l'escale du lendemain nous fut imposée par la pluie et le vent. 

Mais revenons à  Roscoff où nous avons assisté au débarquement  du goémon au port de pêche. 

Les bateaux " goémoniers", remplis au  raz du plat-bord, se vidant de leur cargaison qui était chargée sur des semi-remorques. Impressionnant ! 
Le bourg est magnifique et mérite un bonne journée de visite.
Le lendemain, farniente et nettoyage du bateau,  sous la pluie.

Dès l'aube le lendemain,  direction Trébeurden et ses merveilles. Bon vent au départ,  puis petit vent... puis "pfuit" plus rien et risée moteur puisque le port ferme à  11h !  
Temps correct devenant quand même un peu frisquet et pluvieux. Encore une bonne journée avec le matin balade avec les vélos électriques prêtés par la Capitainerie et l'après-midi le  grand tour de la magnifique île Millau.  Belle journée !

A  j+13, appareillage dès potron-minet pour Lézardrieu. Bon vent, bon courant, les 7 îles passées vers 9 h et là, au lieu de rejoindre Lezardrieu, hop Penelope...on part sur bâbord vers Guernesey !  50 nautiques.
Bon vent, puis petit vent, puis..vous connaissez...puis 4 heures de grosse grosse pluie  ...puis toujours pas de vent et nous sommes au ponton vers 20h. Chienne de vie et toujours pas de poisson !!!!!

Une bonne journée "britishement" humide,  courses, dîner au pub, journée agréable malgré la pluie à  St Peter que nous aimons tant. Et à j+15, direction le Raz Blanchard et Cherbourg ! 

Bon, on a pas été bien vite mais on a vu un tas de choses sympas et nous sommes fait quelques connaissances. Une déception cependant, cette méteo médiocre, pluvieuse et peu ventée.
A Cherbourg on retrouve les Stéphane (notre 2è fils) en pleine forme. Dîner "at home" et on va dormir, un peu fatigués.
Le lendemain, c'est à dire  ce matin, grosse grosse pluie. Bon,   pour des raison diverses, nous n'aurons sans doute pas le temps  de traverser la Manche. Nous allons donc écumer les Anglos Normandes.  On vous racontera cela.....

Salut à  tous
Oualai, bateau ....poétique ! 
La balade de Oualaï

mardi 27 juin 2017

OualaÏ passe le Four

Bonjour à tous.
Après cette belle journée réparatrice....et caniculaire à Camaret (nettoyage du bateau, resto et baignade), nous reprîmes la mer en direction de l'Aber Wrac'h. 

Brume très épaisse au départ et visibilité d'environ 150 m. Bon, cela va se lever, non ? Las, 5h plus tard, après avoir croisé 3 anglais et poussé par le bon courant du Four, nous découvrons, à environ 200m le Libenter, balise d'entrée de l'Aber !! Sitôt rentré dans le dernier chenal, soleil éclatant et fini la brume. Ce genre de navigation est un peu fatigant mais la beauté des lieux et le bon accueil du port concourent à notre  remise en forme.  Après midi à l'Aber Wrac'h au milieu des petits élèves de l'UCPA dont la qualité de l'encadrement fait plaisir à voir.

Le lendemain, départ vers 13H (courant de Manche oblige) pour le nouveau port de Roscoff, que nous allons découvrir. Peu de vent, chaleur mais un bon courant qui nous pousse à 6/7 kn. On prend quand même un maquereau de course. Somptueux passage à terre de l'ïle de Batz et accueil aimable et efficace au nouveau port de plaisance. 
Là, nous sommes, nous français, largement minoritaires. Du cockpit je vois 6 anglais, 2 "bataves", 1 norvégien, 1 néozélandais, 1 irlandais, 2 belges et 2 français.   
Ne connaissant pas la région de Roscoff, je crois qu'on va rester 2 jours pour visiter, d'autant que demain samedi s'annonce pluvieux et venteux. 
Voila, A mon avis, il est toujours intéressant, en Manche, de se confronter aux courants, aux grands marnages et aux variations fréquentes de météo selon les bassins. C'est sympa et change un peu de notre belle Bretagne sud.
Ha ! Observations faites à Camaret, à l'Aber Wrac'h et ici, Nous avons vu dans chacun de ces ports  des navigateurs  se promenant   à terre en gardant leur gilet de sauvetage gonflable. Étrange. A quand le radeau dans le coffre de la voiture ??!!

Allez, à bientôt les amis, salutatous de 

Oualaï, bateau (...lent) et poétique.